Test

Publié le octobre 18th, 2017 | par Yami

0

Test – The Evil Within 2 (PS4 – Xbox One – PC)

Shinji Mikami, père de la série Resident Evil, signait son retour sur le devant de la scène horror survival en 2014 avec The Evil Within. Tango Gameswork, le studio à l’origine du projet, a ensuite attendu 3 ans pour officialiser une suite. Comptant sur la jeune génération, Mikami-san a confié son poste de réalisateur à John Johanas, qui avait déjà œuvré sur le premier jeu ainsi que ses DLC. Quelles surprises va-t-il nous réserver?

Le premier épisode de la série nous mettait aux commandes du détective Sebastian Castellanos. Ce personnage acariâtre enquêtait alors sur une tuerie au cœur de l’asile de Beacon. Très rapidement, son investigation prenait une tournure aussi surnaturelle qu’horrifique.
Victime d’une obscure organisation, appelée Mobius, il fut connecté au STEM, une machine servant à créer à un univers partagé entre les utilisateurs qui y sont reliés.
Lors de cette expérience, le monde parfait imaginé par Mobius s’est transformé en terre de folie et de violence sous le contrôle d’un psychopathe. Entre monstres et séquences de torture, rien n’était alors épargné à notre héro.

Ce second opus débute par une scène dépeignant un Castellanos qui, bien qu’ayant survécu aux précédents événements, n’en est pas sorti indemne. Alors que ce dernier se noie au fond d’un verre, Kidman, son ancienne partenaire à la solde de Mobius, lui apprend qu’il va devoir replonger dans un monde créé grâce au STEM dans le but de sauver sa petite fille qu’il croyait morte depuis des années. Bien entendu, les choses ne se déroulent, à nouveau, pas comme prévu, la paisible promenade promise dans la bourgade d’UNION se changeant en virée cauchemardesque. De quoi (se) donner quelques sueurs froides…

Si ce scénario peut sembler un brin classique, une fois plongé dans cette cité inhospitalière, l’aventure n’apparaît pas si linéaire. La mise en place d’un monde ouvert en constitue la première raison. Passé l’introduction à l’ambiance glauque et dérangée, le joueur, arrivant enfin à Union, se trouve face à un choix : se concentrer sur le cheminement principal ou explorer la ville. Un conseil : optez pour la fouille détaillée ! Vous trouverez, en plus de munitions et autres objets de soin, de précieuses ressources permettant d’améliorer votre personnage et son équipement. Ces recherches permettent également d’en apprendre davantage sur les événements précédents l’arrivée de l’inspecteur dans le logiciel.

Lorsqu’il s’agit d’aborder la partie technique du titre, le bilan est positif dans sa globalité. Le moteur graphique est certes vieillissant, mais reste plaisant à l’œil, tout en retranscrivant parfaitement l’atmosphère oppressante du jeu. Quelques bugs d’affichage ou de collision, ainsi que certaines textures grossières viennent émailler le gameplay, sans que cela soit rebutant. Si la création des décors est maîtrisée, les animations sont quelquefois un peu rigides. Les limites physiques d’UNION sont logiques avec la construction de la ville, seules certaines barrières invisibles restreignent le sentiment d’open-world souhaité.
Certains estimeront que la notion de monde ouvert peut nuire au rythme du jeu, ce qui peut dans une certaine mesure être avéré. Malgré cela, le découpage d’UNION permet de conserver une fluidité dans l’évolution du scénario.
RAS concernant l’interface, suffisamment claire pour que les nouveaux joueurs trouvent rapidement leurs marques tandis que les habitués de la première heure ne seront pas déstabilisés.

La bande son est, quant à elle, sans aucun doute un des atouts majeurs du jeu. Digne des grandes productions horrifiques et angoissante au possible, elle distille chez le joueur un sentiment d’insécurité et de malaise constant : un simple bruit suspect peut complètement changer la perception d’un lieu pourtant tranquille en apparence. Le seul bémol sur ce point vient de la synchro labiale (parole/mouvements des lèvres) douteuse lors de certaines conversations. Les doublages français étant plus que convaincants, le choix de la VO devient un critère personnel plus qu’une nécessité à l’immersion.
Le soft offre une expérience agréable qui vous captivera un bon moment, bien plus si vous partez à la recherche de tous les objets dissimulés tout au long de l’aventure, donc pas d’inquiétude à avoir du côté de la durée de vie.

La difficulté du jeu est un des éléments marquants du premier Evil Within. Afin de rendre le jeu accessible au plus grand nombre, les développeurs ont,cette fois, inclus, 3 niveaux de difficultés adaptés à votre vision du jeu. Ayant opté pour le niveau intermédiaire, Evil Within 2 m’a semblé moins difficile que le premier, sans pour autant que ce soit une promenade de santé. Les ennemis sont rapides et agressifs, le bestiaire s’étoffe et gagne en puissance au fil des chapitres.

Si l’approche “musclée” est envisageable dans certaines situations, les munitions étant comptées, il est préférable de privilégier la discrétion. Sebastian, toujours un peu pataud dans ses déplacements, ne facilite pas cette approche furtive, ce qui entraînera sans aucun doute une hausse de votre rythme cardiaque à chaque exécution de crainte d’être repéré avant d’avoir pu passer à l’offensive.
Un indice de détection symbolisé par un oeil en haut de l’écran indique d’ailleurs l’état d’alerte des ennemis. S’ils semblent parfois complètement aveugles, quelques bugs graphiques leur confèrent une vision périphérique à 360°. Et une fois repéré, la fuite reste bien souvent la meilleure option. Après un bon sprint, les buissons deviennent le meilleur moyen de se dissimuler. Revers de la médaille : si les ennemis ne nous voient plus, l’angle de la caméra proche de notre personnage ne permet pas toujours de les distinguer non plus, ce qui ne fait qu’accentuer le stress.
Quelques rencontres plus ou moins importantes vont ponctuer le parcours du policier dans cet univers torturé. Cependant si la personnalité de Sebastian a gagné en profondeur, les personnages secondaires ne bénéficient pas tous d’un travail aussi approfondi et ne permettent que des interactions plus limitées.

CTA commande

Test – The Evil Within 2 (PS4 – Xbox One – PC) Yami

Résumé: Evil Within 1 avait placé la barre haut dans son domaine et Evil Within 2 n’a rien à lui envier. Efficace dans son concept, il ne peinera pas à mettre le trouillomètre à zéro à bon nombre de joueurs, notamment grâce à un scénario maîtrisé et une bande son à faire frémir les plus téméraires. Attention tout de même, les plus sensibles n’y survivront pas ;)

4


Tags: , , ,

 

à propos de l'auteur

Joueur sur consoles depuis longtemps et touche à tout, j'ai profité de ces années pour tester un maximum de jeux sur un maximum de plateformes.



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Revenir en haut ↑

  • Hypergames, c’est quoi ?

    Hypergames est le rayon jeux vidéo d’ Auchan, en magasin et sur le web.

    Retrouvez toutes les semaines l’actualité, les offres de précommande et les bons plans, ainsi que les tests réalisés par notre équipe.

    Partageons ensemble notre passion du jeux vidéo !

  • Rejoignez-nous sur Facebook !