Test

Publié le avril 11th, 2017 | par Morgan

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TEST – NieR:Automata (PS4, PC)

Que vous soyez amateur ou non de curiosité vidéoludique, vous n’êtes peut-être pas encore familier avec l’univers Drakengard, une série de RPG apparue pour la première fois en 2003 sur Playstation 2, et je dois vous avouer que moi non plus. Déjà peu friand de RPG japonais, j’ai souvent contenté ma maigre culture sur le sujet avec des titres beaucoup plus grand public, sans avoir eu le temps de me pencher sur les sagas dites “de niche”.

Pour faire simple, le premier Nier sorti sur PS3 et 360 était un spin-off du premier Drakengard, et NieR:Automata vient donc s’inscrire comme suite directe, développée cette fois par Platinum Games, avec comme dénominateur commun le créateur et scénariste Yoko Taro. NieR:Automata est donc la suite de Nier, mais n’ayant pas forcément les clés pour l’analyser en tant que suite, je vais en parler comme il m’est apparu.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que NieR:Automata est une curiosité : si on imagine bien un jeu Platinum Games comme un Beat’em all, il est beaucoup plus surprenant de découvrir, et ce dans les 20 premières minutes de jeu, des phases de Shmup horizontal, vertical, de Rail shooter ou encore de Twin Stick shooter …

J’ai peut-être la main lourde en acronyme, mais de manière beaucoup plus simple : NieR:Automata c’est Arturo Brachetti version jeu vidéo. De manière incroyablement fluide, le jeu se permet d’adapter son gameplay pour servir le déroulement du scénario, évitant par la même occasion des scènes cinématiques qui viendraient casser le rythme. À cela viendront s’ajouter de nombreuses mécaniques de RPG, avec un système d’expérience, de pièces d’équipements à dénicher ou à fabriquer avec les matériaux obtenus pendant les combats ou l’exploration.

Ainsi, le jeu mélange au shaker ses inspirations de nombreux genres pour créer quelque chose de nouveau, et finalement d’assez unique. Pourtant, et malgré mon appréhension sur ce genre de numéro d’équilibriste rarement réussi par le passé : ça fonctionne, et même très bien. Le jeu se permet même de surclasser bon nombre des précédentes productions Platinum Games, qui avaient parfois du mal à jongler entre l’action frénétique des combats et des phases de plateforme ou pire, de cinématiques ronflantes.

Ici, le rythme est maîtrisé, et on se laisse porter par un scénario intrigant (à défaut d’être parfaitement compris à l’heure où j’écris ces lignes), emmené par une bande son parfaitement incroyable, presque en décalage avec l’univers visuel du jeu, mais finalement assez raccord avec les thèmes abordés et les réflexions que cela implique.

Difficile de ne pas en dire plus sans spoil, notez simplement que NieR:Automata est un jeu malin, plus profond qu’il n’y paraît, et globalement très beau.

Le jeu n’est pas exempt de défaut et présente quelques lacunes techniques : le framerate saccade brièvement pendant les phases d’exploration, quelques rares problèmes de caméra, ainsi que quelques murs invisibles que l’on pensait avoir enterrés à l’ère de la Playstation 2.

Pourtant, après avoir terminé presque deux fois le jeu, j’ai l’impression qu’il me reste encore beaucoup de secrets à découvrir, et que le jeu ne m’a pas encore dévoilé son plein potentiel. Une chose est sûre : après avoir découvert l’univers Drakengard avec NieR:Automata et lu quelques interviews de Yoko Taro, je n’ai qu’une envie : remonter les origines de ce créateur de génie pour percer les secrets de son esprit visiblement torturé.

Je vous invite d’ailleurs à découvrir ci-dessous l’excellent reportage de Toco Toco, qui vous donnera certainement envie de jouer au jeu, si tant est que j’ai moi-même failli à ma mission en ne vous donnant pas envie à la lecture de ces quelques lignes.

TEST – NieR:Automata (PS4, PC) Morgan

Résumé: Habitué aux jeux de niche (et aux échecs commerciaux), le dernier projet de Yoko Taro repose sur le savoir-faire de Platinum Games pour nous offrir un Beat’em all qui floute la frontière entre les genres. Avec son chara design signé Akihiko Yoshida (Vagrant Story, Bravely Default etc.) et une bande son de Keiichi Okabe et Keigo Hoashi, NieR:Automata est un excellent jeu avant d’être une curiosité, et que je vous recommande chaudement.

5


 

à propos de l'auteur

Des bornes d'arcade aux dernières consoles, je me considère comme un amoureux du jeu vidéo. Je suis heureux de partager avec vous ma passion et ma vision sur l'actualité du secteur au gré de mes articles et tests sur Hypergames.



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