Test

Publié le novembre 2nd, 2013 | par Morgan

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TEST – Assassin’s Creed IV (PS3, Xbox 360)

Enfin ! Non, je ne célèbre pas ici la sortie du titre, mais le fait de l’avoir enfin terminé. Malgré un bel enrobage, Assassin’s Creed IV est à mes yeux une déception, et de loin la plus grande de l’année. Sans être foncièrement mauvais, le jeu accumule les erreurs pour finalement n’en sortir qu’une expérience très moyenne, que je vais détailler ici avant de me faire découper par les hordes de fans de la saga.

Un nouveau volet, nouvel univers

Après nous avoir compté l’histoire de la révolution américaine à travers les yeux d’Ethan et Connor Kenway dans Assassin’s Creed 3,  ce nouvel épisode nous plonge au début du 18ème siècle, en plein âge d’or de la piraterie. Ce nouvel univers est donc prétexte à la visite des environnements somptueux des caraïbes, avec au programme des villes telles que La Havane ou Kingston.

Graphiquement, le titre s’en sort avec les honneurs sur la génération actuelle avec un framerate honnête en toutes circonstances, et malgré l’aliasing et les ombres grotesques sur les personnages, les panoramas sont forts sympathiques et le terrain de jeu dépaysant. En plus de l’épisode Wii U, le jeu sortira prochainement sur PC, Xbox One et PS4 : l’aperçu que nous avons pu avoir de ces versions est vraiment satisfaisant et offrira une jolie vitrine technique pour les nouvelles consoles, avec des graphismes « de salon » enfin du niveau de ce qui se fait sur PC depuis plusieurs années, ouf.

Nous incarnons cette fois Edward Kenway, le père d’Ethan. Malheureusement, je n’aurai rien d’autre à ajouter sur le scénario tant celui-ci est purement et simplement inexistant. Si l’univers aurait pu être prétexte à l’utilisation d’un clone de Jack Sparrow, Ubisoft a choisi ici de proposer un héro un peu « badass » : une excellente idée qui se révèle n’être qu’un coup d’épée dans l’eau bleu turquoise : le héro ne dispose d’absolument aucun charisme, tout comme l’ensemble des personnages du jeu.

La force de la série Assassin’s Creed réside pourtant dans son scénario profond, qui mêle histoire des temps modernes et séquences dans le passé via l’Animus, une technologie qui permet de se plonger dans les souvenirs de nos ancêtres. Si cet aspect était déjà un peu en retrait avec Desmond dans les précédents épisodes, c’est encore pire dans le 4ème volet tant les scènes dans le présent ne présentent absolument aucun intérêt : le scénario n’a ni queue ni tête, les activités proposées telles que le piratage d’ordinateur sont d’une nullité affligeante, à peu près du même niveau que le jeu d’acteur qui tente de servir cette absence de scénario.

AC4 SC1

Frégate Simulator 2014

Assassin’s Creed, c’est aussi et surtout un open world : ce 4ème volet ne déroge pas à la règle et propose un environnement tout simplement gigantesque : la mer des caraïbes. C’est à bord du Jackdaw que vous écumerez les eaux pures afin d’améliorer votre propre navire via un système d’upgrade. C’est sur ce point qu’AC4 tranche littéralement avec les anciens volets : une grande partie du temps de jeu se déroule sur votre bateau, à naviguer en quête de trésors, ou des différentes missions du « scénario ». Si la taille de la carte est impressionnante et que l’abordage d’autres navires est relativement fun les premières fois, l’ensemble lasse rapidement, et on bénit l’option voyage rapide qui permet de se téléporter d’un bout à l’autre de la carte sur les zones déjà découvertes.

AC4 SC3

Les activités sont pourtant nombreuses : fouiller les épaves à la recherche de trésors enfouis, chasser les baleines, jouer à des jeux de sociétés avec les piliers de bars… Tout cela est bien alléchant sur le papier, mais à moins d’être un fan acharné des succès et autres trophées et de vouloir absolument terminer le jeu à 100%, ces objectifs sont d’un intérêt fort limité.

À terre moussaillon !

Une fois en dehors du Jackdaw, l’expérience est d’emblée plus agréable. Si vous n’avez jamais touché à un jeu estampillé Assassin’s Creed, vous découvrirez avec plaisir les joies de la grimpette sur à peu près tout et n’importe quoi, pouvoir planter subtilement quelques gardes à l’aide de vos dagues secrètes etc. En revanche, si vous êtes un habitué de la saga, rien de neuf à l’horizon.

Point positif, ce nouveau volet de la saga intègre de nombreuses phases d’infiltration. Si certaines scènes sont plutôt agréables à jouer, il est préférable de vous forcer à réussir les objectifs secondaires, tels que « ne jamais vous faire remarquer » ou « assassiner votre cible depuis les airs » pour donner un peu de fun à l’ensemble, tant il est souvent possible de courir jusqu’à l’objectif, jeter un fumigène au sol et planter absolument tout le monde pour réussir.

En dépit de tous ces aspects pas forcément joyeux, l’IA des ennemis est toujours à la ramasse, et malgré le patch du lancement, le jeu est toujours truffé de bugs divers : des objets qui refusent de s’activer ou des ennemis qui deviennent invincibles dès lors qu’ils se coincent dans un mur, sans compter les trop nombreux bugs de sons.

En revanche, la bande son est quant à elle excellente : du chants des pirates et des villageois aux musiques dignes de films à grand spectacle, rien à dire de ce côté, tout est là pour que l’ambiance soit au rendez-vous.

AC4 SC4

Conclusion

Si les nombreuses critiques que j’ai pu lire sur le jeu ces derniers jours tentent d’arrondir les angles, un jeu n’est pas qu’un ensemble de graphismes + bande son + environnement. Si sur tous ces points, Assassin’s Creed IV s’en sort avec brio, il manque le cœur : l’expérience, le jeu. Le dernier volet de la saga est pour moi une grande déception et nous laisse la sensation amère d’un jeu non fini, et l’ennui guète dès les premières heures de jeu pour ne plus vous quitter jusqu’à la fin. Caché derrière un concept faussement perché de transmedia, le jeu se targue même dans les petites notes à trouver de faire un parallèle douteux entre Ubisoft et Abstergo, comme deux sociétés qui, au lieu d’exploiter intelligemment la richesse de l’histoire, se cantonnent aux expériences grand public avec de l’action pour que ça fonctionne commercialement. Clin d’œil ou gros troll, c’est la goute de trop.

Dommage …

TEST – Assassin’s Creed IV (PS3, Xbox 360) Morgan
Graphisme
Gameplay
Bande son
Scénario
Durée de vie

Résumé: Oh non non, vous n'allez sûrement pas vous résumer à ces 2 pauvres lignes pour comprendre pourquoi j'ai mis une mauvaise note. Allez hop, on remonte, bonne lecture ;)

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Avis des lecteurs: 2.7 (2 votes)

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à propos de l'auteur

Des bornes d'arcade aux dernières consoles, je me considère comme un amoureux du jeu vidéo. Je suis heureux de partager avec vous ma passion et ma vision sur l'actualité du secteur au gré de mes articles et tests sur Hypergames.



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